Disponible sur Netflix depuis le 9 mai, Mala Influencia (ou Bad Influence) est l’adaptation du roman éponyme de Teensspirit. Le pitch ? Une romance adolescente sur fond de thriller. Dit comme ça, on a envie de sortir les popcorns et de se lover sous un plaid pour enchaîner un bon teen drama. Mais… le résultat est un peu plus tiède que prévu.
Résumé de Mala Influencia : Un millionnaire offre à un ex-détenu un nouveau départ quand il l’engage pour défendre sa fille victime de harcèlement. Une mission de protection plus rapprochée que prévu…
Un film pas si « mala » que ça… jusqu’à ce qu’il le devienne
Soyons honnêtes : j’en attendais pas des miracles. Les adaptations de romans par Netflix, c’est un peu la roulette russe du divertissement. Des fois c’est sympa, des fois c’est une agression pour les neurones. Ici ? On est dans une zone grise : ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ça se regarde sans trop grimacer.
Les acteurs font le taf, avec une petite alchimie qui fonctionne (même si on aurait pu espérer un peu plus d’étincelles). L’histoire, bien que déjà vue et revue, parvient à capter l’attention. Un bon petit film de fin de journée, sans prise de tête. Jusqu’au moment où… tout part en vrille.
ATTENTION SPOILERS – On entre en zone turbulence
Et là, c’est le drame. Le dernier quart d’heure ? Une masterclass de « je sais pas comment finir alors je bâcle tout ».
D’abord, le père de Reese meurt. Tristesse, larmes, choc ? Non. Reese continue sa petite vie, elle danse, elle flirte avec Eros, comme si son daron avait juste oublié de ramener le pain. Le deuil ? Apparemment, elle n’a pas pris l’option au lycée.
Ensuite, le cas Simon. Frère de Diego, enjeu majeur du début du film, objet de toutes les tensions autour de sa garde… et puis pouf, envolé. Le film l’oublie complètement comme moi j’oublie ma lessive dans le tambour. Un oubli scénaristique qu’on digère difficilement.
Et Peyton ? Disparue aussi. On ne sait pas si elle a pris la fuite, été arrêtée ou si elle est tranquillement en train de siroter un latte ailleurs. La résolution est aux abonnés absents, et le spectateur reste sur le quai, valise à la main, sans train en vue.

Et la danse dans tout ça ?
Reese est censée être une passionnée de danse classique. Cool, on se dit que ça va apporter de la grâce et une dynamique particulière au récit. Spoiler (non, pas vraiment) : ça n’a d’impact que dans deux scènes. Deux. À croire que le film s’en est lassé aussi vite que moi.
Verdict sur Mala Influencia ?
Mala Influencia, c’est un peu comme un TikTok de deux minutes étendu sur 1h30 : divertissant au début, mais sans vraie substance à long terme. Pas désagréable à regarder une fois, mais tu ne t’en souviendras plus d’ici la semaine prochaine (sauf peut-être pour râler sur la fin).
En bref : ça passe… mais de justesse. Dommage, parce qu’avec un peu plus de cohérence, une meilleure gestion des arcs narratifs et un respect minimum pour le spectateur, ça aurait pu être une jolie surprise. Là, c’est juste un film de plus sur la (très longue) liste des « adaptations Netflix qui auraient pu mieux faire ».
À regarder si…
- Tu es fan de romances adolescentes avec un soupçon de mystère (même si le suspense, c’est pas Gone Girl, hein).
- Tu as lu le roman de Teensspirit et tu veux juger par toi-même si l’adaptation est une hérésie ou pas.
- Tu veux un film léger à mater en pliant ton linge ou en grignotant des fraises tagada.
- Tu as une tolérance élevée aux fins en eau de boudin et aux intrigues qui s’évaporent façon ghosting.
- Tu veux râler un bon coup sur un film entre potes. Parce que oui, parfois, c’est plus fun de démonter un film que de l’adorer.
Infos pratiques
Titre : Mala Influencia (bad influence)
Réalisateur : Chloe Wallace
Année : 2025
Durée : 1h46
Genre : romance, thriller
Casting : Eléa Rochera, Alberto Olmo, Enrique Arce, Mirela Balic
Vu sur : Netflix
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